carte relief massif du jura

L'épaisseur des couches évaporitiques varie par ailleurs au sein même de chaque unité et notamment entre synclinaux (moins épais) et anticlinaux (plus épais). Son épaisseur est estimée entre 200 m en périphérie nord-ouest et 1 000 m d'épaisseur dans la partie centrale grâce à l'imbrication des unités[5]. La sédimentation dériverait de l'érosion au nord du massif des Vosges et de la Forêt Noire et à l'ouest du Massif central. Du relief général de la France jusqu’à ceux, plus détaillés du massif du Mont-Blanc, des Alpes ou des Pyrénées, c’est une vision en trois … Elles se caractérisent par le développement de sebkhas et de marais salants. et de roches mésozoïques, séparées par une faille[a 7]. 1. Il se répartit entre plusieurs niveaux imprégnés dont les horizons « Bon Blanc » et « Petite Couche » sont économiquement les plus intéressants. Jorasse est la forme correspondant à l’adjectif : Ἰουράσιος (Juraise) chez Strabon et Ἰουράσσος (Jurasse) chez Ptolémée, tous deux se rapportant à ὄρος « mont » ; Jours (Côte-d'Or, Jorx en 1170, Jugi en 1174 et Jorz en 1246), qui semble bien être un dérivé de iura, confondu avec jugum « hauteur » ; Jureuge, avec le second terme gaulois *ialo- « clairière »[8] et, précédé du latin per- « à travers », Perjuret, un quartier de Fraissinet-de-Fourques (Lozère). Suite aux études de Bertrand, le modèle tectonique de référence du Jura entre la fin du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle est celui d'une chaîne de plis simples autochtones qui se serait formée en une ou deux phases, selon les auteurs ; selon ce modèle, la formation du Jura serait due à une poussée tangentielle créée par la « masse poussante » du front alpin, provenant du sud-est[11]. La molasse préservée dans le massif du Jura se distingue néanmoins d'un point de vue structural de celle du plateau suisse. Au-delà, vers le nord-ouest, les couvertures sédimentaires ne sont plus décollées de leur socle et les unités géologiques ne sont guère plus affectées par l'orogenèse alpine. L'épaisseur de la croûte continentale augmenterait vers le sud-est de Lausanne pour atteindre 35 km en raison de l'imbrication des massifs cristallins externes[30]. On peut parfois observer des stratifications entrecroisées liées à des périodes de marées ou de tempêtes ainsi que localement des brèches suite à des phases d'émersions dans des environnements intertidaux ou supratidaux. Actuellement, aucun élément valable ne permet d'étendre ces failles au socle[b 8]. Enfin, l'érosion régressive par le recul des versants et la convergence continue des flux hydriques vers le drain entraînent un creusement accéléré à l'emplacement même de la faille. L'épaisseur de la strate est d'environ 200 m et à peu près constante d'ouest en est. Les imprégnations sont cependant connues depuis au moins 1626 où elles sont mentionnées comme « terre de poix » (Hartz-Erde)[102]. Le Jura comprend trois grandes régions naturelles. Les empreintes sont datées entre l’Oxfordien supérieur et le Kimméridgien inférieur et sont les plus anciennes du Jurassique supérieur du Jura. L'origine des cluses est encore discutée, mais beaucoup de géologues s'accordent sur le fait qu'elles résultent d'un enfoncement sur place du cours d'eau déjà présent avant la formation du massif jurassien. Un bassin houiller est identifié en deux points du massif : un partiellement exploité pour son gaz autour de Lons-le-Saunier et un autre plus grand, partiellement exploité, situé au nord entre les massifs du Jura et des Vosges, qui englobe l'est de la Haute-Saône, le Territoire de Belfort et le sud du Haut-Rhin. de ces couches indique que ces roches se sont déposées dans une mer riche en organismes. nécessaire]. Ce sont les marnes qui se sont décollées du socle ancien, favorisant le déplacement des sédiments et le chevauchement sur la Bresse. Le froid et les précipitations augmentent avec l'altitude. Des intervalles riches en oolites et d'autres en anhydrite ont aussi été identifiées. Il est limité par le plateau de Saône-Bouclans à l'est et le remplissage quaternaire de la forêt de Chaux à l'ouest. Collection: Les massifs français. Les couvertures situées sous le bassin d'avant-pays nord alpin n'absorbent pas de raccourcissement à l'exception du Salève et de ses prolongements occidentaux (environ 5 à 6 km). Mais cette dernière va être ennoyée dès l'Aptien (formation de la perte du Rhône) par la combinaison d'une rapide hausse du niveau marin et de la tectonique. La brève émersion initiée à la fin du Jurassique se poursuit au début du Berriasien avec des faciès péritidaux évaporitiques (formation de Goldberg) déposés en milieu aride. Sa longueur est de plus de 340 km pour l'arc interne et de plus de 400 km pour l'arc externe, tandis que sa largeur maximale atteint 65 km entre Besançon et Neuchâtel[b 1]. Parmi la végétation de ces tourbes, on trouve des sphaignes, des mousses capables de se développer en milieu acide[a 16]. Ce synclinal disparaît en profondeur sous la dent et met à nu les calcaires du Jurassique moyen. Le Jura, composé de roches calcaires, donc généralement perméables, peine à retenir l'eau en son sein. L'autoroute A9 relie Orbe (raccordement avec l'autoroute A1) à Vallorbe sur la frontière. Il s'effectue essentiellement au travers des failles décrochantes voire par certains chevauchements[26]. Longue de près de 500 km, elle s'étend de Crosey-le-Petit dans le Doubs à Arbignieu dans l'Ain, avec un passage dans le vignoble jurassien[25]. En conclusion, Rollier réfute l'hypothèse de formation du Jura liée à une poussée provenant des Alpes qui serait plutôt liée à l'action des bassins tertiaires environnants[12]. Cet âge coïncide avec celui de l'exhumation des massifs cristallins externes qui est à l'origine du raccourcissement du Jura[86],[6],[7]. La roche prédominante est la marne grise avec un peu de marnes bleues, de schistes et de calcaires. Les reculées internes furent formées lors du soulèvement progressif du Jura grâce aux failles formées qui sont les « guides » des reculées. En remontant dans le Haut-Jura, la vallée de Joux compte plusieurs lacs naturels dont le plus grand du massif, le lac de Joux. D'une orientation nord-sud, il est situé entre la plaine de la Bresse à l'ouest et le cours de la rivière Ain à l'est, au pied de la Haute-Chaîne. L'exploitation de l'asphalte débute à l'été 1713 après que la concession du site ait été accordée par le roi Frédéric Ier de Prusse en 1712 et dont dépendait alors la principauté de Neuchâtel[103]. Cette voie fut empruntée par les Celtes, les Romains, les pèlerins, les commerçants et reliait la France à l'Italie. L'évolution du Jura et du bassin d'avant-pays nord alpin est par conséquent intimement liée[4],[5]. Durant le Crétacé supérieur, l'ouverture de l'océan Atlantique nord, et notamment la branche du golfe de Gascogne, déclenche une rotation anti-horaire de la plaque ibérique[79]. Ainsi les assises sédimentaires ont conservé une disposition tabulaire vers le nord-ouest. L'érosion du plateau remet à niveau les compartiments, les flux hydriques de surface et souterrains convergent vers la faille qui sert de drain. Le front du chevauchement est composé par une écaille crétacée à l'affleurement à la base du mont Bayard[a 64]. À l'est de la Citadelle, le promontoire forme une dépression provoquée par l'érosion des marnes de l'Oxfordien. Ces derniers sont par ailleurs chevauchants sur les couvertures sédimentaires de l'avant-pays européen, non décollées et déformées par l'orogenèse alpine, et notamment sur le graben de la Bresse. À la fin du Miocène et au début du Pliocène, le Jura est poussé sur la Bresse, formant le faisceau de Lons-le-Saunier. À la fin de l'Oligocène, alors que la Bresse continue de s'effondrer, celle-ci se remplit de dépôts détritiques hérités de l'érosion du plateau où la couche du Jurassique supérieur s'amincit. Le Keuper est subdivisé en deux formations. Le faisceau apparaît entre ces structures comme un domaine de collines allongées parallèlement à la bordure du plateau à des altitudes entre 300 et 400 m et qui dominent d'une centaine de mètres les dépressions qui les entourent. Ce dernier piège en partie une sédimentation détritique résultant de l'altération et de la dissolution des calcaires[82] dans fissures et autres cavités karstiques. La dernière glaciation fut plus réduite dans le massif que l'avant-dernière, expliquant la présence de dépôts de ces deux dernières. La déformation affecte uniquement les couvertures sédimentaires qui se sont décollées du socle, ce dernier étant très peu affecté. On distingue tout d'abord des plateaux faillés (plateau de la Haute-Saône et Jura souabe) qui prolongent localement les unités externes du Jura, mais qui ne participent pas à la courbure de la chaîne. Sous l'effet de la compression alpine, la couverture sédimentaire se soulève. Cependant un débat demeure sur le style de déformation tectonique (tectonique thick-skin ou tectonique thin-skin) et sur les mesures de déformation[89]. Ils se sont déposés dans un environnement de mer ouverte. La formation de la Chambotte consiste en des bancs calcaires massifs dont la partie supérieure est absente au nord de Seyssel et dans le Jura suisse. C'est ici qu'a lieu le changement de direction générale de la chaîne vers le nord-est. Au-dessus, la formation de Vions forme généralement des renfoncements entre les barres calcaires de la formation de Pierre-Châtel et celle de la Chambotte. Vers 6 Ma, la mer se retire complètement. Les plis de la haute chaîne jurassienne sont quant à eux de type « coffrés », point sur lequel les géologues suisses insistaient depuis plusieurs années[13]. Le département du Jura se trouve en France métropolitaine, dans la région Bourgogne-Franche-Comté. Oujon), montem de Jour en 1282 (M. G. VII, 342)[2]. Étudié depuis le XVIIIe siècle, le massif du Jura est rapidement devenu un modèle d'étude des massifs calcaires. Ces résultats ont notamment permis de mettre en évidence le dédoublement de la couverture sédimentaire mésozoïque dans le Jura plissée[note 7] et des épaississements des couches évaporitiques triasiques (coussins de sel, tectonique salifère) à l'origine des anticlinaux dans la molasse du plateau[5],[22],[24]. Entamé au cours du dépôt de la formation de Vions, la plate-forme carbonatée s'incline progressivement vers le sud-est, la transformant en rampe. L’évêché, établi à Saint-Claude, fait partie de la province ecclésiastique de Besançon. À l'ouest, le relief plat et monotone de la Bresse (vers 210/240 m d'altitude). Leur extension dépasse cependant le domaine du Jura et se rencontre aussi dans le domaine helvétique[71]. Bien plus tard, à la fin de l'ère Tertiaire (Néogène), la poussée du massif alpin va entraîner la déformation des séries sédimentaires, qui vont se plisser et se failler. Le massif du Jura forme une chaîne en forme de croissant longue de plus de 340 km entre Dielsdorf (Zurich, Suisse) et Voreppe (Isère, France). Enfin des empreintes de dinosaure sauropode (ichnogenre Parabrontopodus) ont été identifiées près d'Échenevex dans l’Ain[57]. 5,0 sur 5 étoiles 1. Elles sont particulièrement exploitées dans le bassin salifère de Franche-Comté en Haute-Saône, dans le département du Jura ainsi que dans le Doubs. L'urgonien imprégné prend une teinte grise qui est exploité à la carrière Gigy à Bevaix comme pierre de taille. Carte administrative ; le massif est en contour rouge. C'est cependant au début du XIXe siècle que la géologie des montagnes jurassiennes intéresse réellement les géologues structuralistes et les paléontologues[b 2]. Sa géologie complexe en fait un modèle de référence dans de nombreuses disciplines géologiques et son nom a été à l'origine de la dénomination de la période géologique du Jurassique. Le Bugey la partie la plus au sud du massif. La version du 3 septembre 2010 de cet article a été reconnue comme «, Historique de l'étude géologique du massif jurassien, De la chaîne hercynienne à la mer épicontinentale, Les reculées du plateau d'Ornans/Valdahon, Structures et paysages de la Haute-Chaîne, Le système alpin inclut l'ensemble des unités géologiques impliquées dans l', Le bassin d'avant pays nord alpin correspond en réalité à un bassin de type. Le géologue français conclut ses études en affirmant que le Jura est la région de référence des plis droits et réguliers[10]. L'autoroute A40 traverse également le massif du Jura entre Bourg-en-Bresse et Genève par le tunnel de Chamoise et une succession de viaducs, de Nantua à Lalleyriat, succession d'ouvrages d'art qui lui vaut le surnom d'autoroute des Titans[28]. Elle se manifeste par le développement d'un important système karstique affectant préférentiellement toute la série crétacé voire aussi localement le Jurassique supérieur. Pendant le Jurassique, la région était composée d'îlots coralliens avec des lagons peu profonds situés à la bordure de l'océan Téthys (Océan alpin), avec une profusion biologique comparable à l'actuelle Micronésie[14],[15]. Special publications of the Geological Society of London, Matériaux pour la carte géologique suisse, Bulletin de la Société Neuchâteloise des Sciences Naturelles, Bulletin der Vereinigung Schweiz. Ces dépôts forment une discordance majeure qui sépare les socles paléozoïques de la couverture sédimentaire mésozoïque à cénozoïque et qui est observable en plusieurs points en Haute-Saône[a 23]. La dernière modification de cette page a été faite le 22 décembre 2020 à 11:45. Ils sont couverts, notamment au sud, par la molasse cénozoïque du bassin d'avant-pays nord alpin ou bassin molassique suisse. En revanche, les réflecteurs sismiques dans les couches cénozoïques sont généralement absents ou discontinus en raison d'une homogénéité des couches. Il en résulte des duplications de la couverture sédimentaire ce qui favorise un épaississement important de la chaîne et accommode ainsi une grande partie du raccourcissement (jusqu'à 20 km)[26]. Durant la période incluant le XVIIIe siècle et le premier quart du XIXe siècle, les terrains jurassiques du massif étaient peu connus et peu étudiés, contrairement aux terrains jurassiques anglais qui servaient de référence pour l'étude des terrains de cette période[8]. Au sein de ces reculées circulent des rivières modestes qui drainent les eaux souterraines du plateau vers la Bresse, telles la Vallière et la Seille. Cela fait une amplitude annuelle maximale de 72,4 °C. Cependant, l'érosion a été hétérogène, car elle prend en compte le relief et la nature des roches qui rendent l'érosion différentielle selon les endroits. Ce décrochement permet le drainage des eaux ; le cours du Doubs passe par le décrochement qui permet le captage des eaux de la rivière en profondeur vers la Loue, car la faille interrompt la continuité des marnes imperméables du Lias. La série calcaire est plus épaisse qu'au nord et est moins déformée avec des failles moins nombreuses. Fortement marqué par le relief du massif, le Jura est exposé dans son ensemble à un climat montagnard humide typé continental (Cfb pour la classification de Köppen), car les variations de température sont très importantes entre l'été et l'hiver. Les grès sont massifs et l'on peut parfois distinguer de légères stratifications horizontales ou obliques résultant du transport fluviatile et confirmée par l'exoscopie des quartz[70]. Mais le retour à des conditions plus humides à la fin du Berriasien favorise le développement d'une sédimentation détritique (formation de Vions) et par la même l'instauration d'une faune hétérotrophe. Vellerat, Rue Roger-Schaffter, La Belle Journée, Courrendlin, District de Delémont, Jura, 2830, Suisse (47.31607 7.36857). Ces déformations provoquent une sismicité dans le Jura qui est beaucoup plus modeste que celle des Alpes en raison de sa position externe dans le système alpin. Enfin sa bordure interne est délimitée par le bassin molassique suisse, ou plus largement le bassin d'avant-pays nord alpin, correspondant en grande partie au plateau suisse, qui le sépare des Préalpes (Préalpes du Chablais et Préalpes romandes) et des massifs subalpins (massifs des Bornes, des Bauges, et du Vercors)[note 2]. L'ensemble des terrains attribués stratigraphiquement au socle du Jura sont hérités de l’orogenèse varisque qui s'est déroulée entre le Dévonien et le Permien. l'actuel bassin molassique suisse) et entre le Massif central et celui des Vosges (i.e. Au contact des marnes tendres du compartiment surélevé, l'érosion s'accélère et incise une petite vallée, prémisse de la reculée. Elle est située dans la partie nord du Doubs, dans une zone vallonnée et forestière, et marque la limite septentrionale du Jura plissé. La Petite Montagne, région d’altitude moyenne au relief très plissé borde le Bugey au nord. Au-dessus, le membre de la pierre jaune de Neuchâtel forme des falaises de bancs calcaires oolitiques et bioclastiques. Il se caractérise par des bancs décimétriques de calcaire rougeâtre présentant de nombreuses stratifications entrecroisées (en) et des stratifications de type hummocky (en) liées à des épisodes de tempête. L'assèchement des plateaux jurassiens fut un problème constant pour l'homme depuis son installation. Une piste de 27 à 32 mètres et comprenant environ 170 empreintes a été décrite dans la formation des Couches du Chailley[note 8] (Kimméridgien supérieur à Tithonien) à Coisia, sur une dalle subverticale le long de la route départementale D 60E1[52],[53]. Le Jura atteint sa plus grande largeur sur la ligne Besançon - Yverdon-les-Bains où elle est de 70 kilomètres. Cependant le poids et l'épaisseur de la série molassique du bassin d'avant-pays nord alpin (environ 4 km d'épaisseur) ont propagé la contrainte mécanique jusqu'à sa bordure externe, à l'emplacement actuel du Jura[4],[a 30],[b 6]. Dans le dernier cas, elles jalonnent les failles d'orientation nord-sud qui recoupent les plis de manière oblique. Le socle jurassien rassemble d'un point de vue stratigraphique l'ensemble des roches impliqués dans les précédentes orogènes et donc d'âge Protérozoïque à Paléozoïque. Le massif est notamment l'objet des premières études de Marcel Alexandre Bertrand durant les années 1880 où il dresse les cartes géologiques des régions de Besançon, de Lons-le-Saunier et de Pontarlier[9]. Le nom de « côte de l'Heute » s'applique à la zone sud et à une partie de la zone centrale, c'est de ce relief que le faisceau tire son nom. De plus, il apparaît que les plis droits et réguliers, qui étaient la référence du relief jurassien, sont en réalité minoritaires et principalement concentrés dans le Jura externe septentrional et occidental (régions de Delémont, de Clerval, le Revermont…). L'extraction cesse en octobre 1986 et la mine de La Presta ferme administrativement le 31 décembre 1987. Les plissements s'estompent plus au sud et le massif disparaît à hauteur de la cluse de l'Isère, au nord du massif du Vercors, pour laisser place aux massifs subalpins[1],[b 1]. La stratigraphie du Trias jurassien dérive en grande partie du Trias germanique mais se distingue de son équivalent allemand qui est généralement plus épais et subdivisé en une vingtaine de formations[34]. La Petite Montagne est en réalité un ensemble de trois faisceaux associés à deux étroites bandes de plateaux vallonnés. Il explique la régularité et la forme arrondie des plis[note 5] par la présence des bassins tertiaires marginaux qui auraient forcé le massif à se plisser selon le « mouvement général de contraction de l'écorce terrestre », conservant les contours des bassins tertiaires. Le Jura est un relief plissé d'une longueur de 300 kilomètres environ et relativement jeune du point de vue géologique. Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». L’étymologie de l'oronyme Jura ne fait pas l'unanimité chez les toponymistes et les linguistes. Au tout début du Trias, la fermeture de la Paléotéthys s'accompagne de l'ouverture de la Néotéthys à l'est et de plusieurs bassins océaniques au niveau de l'Europe dont le Meliata qui devient la nouvelle façade océanique du futur système alpin. Un niveau de conglomérat à galets aplatis de 3 mètres d'épaisseur décrit un dépôt cimenté suite à une émersion puis démantelé lors d'une transgression marine[2]. La première grande étude de la géologie du massif du Jura fut effectuée par le géologue suisse Jules Thurmann, considéré comme étant le père de la géologie jurassienne[8], durant le deuxième quart du XIXe siècle. ), ce qui entraîne une importante précipitation de sels dissous dans l'eau et la formation de carbonate de calcium. À l'origine, il s'agissait d'un anticlinal complexe formé par le bourrage de marnes salifères du Trias au niveau du faisceau ; cet anticlinal est aujourd'hui complètement érodé. Ce sont les accumulations de fragments divers de toutes tailles, issus des versants des vallées par érosion (gel, ruissellement, coulées, éboulements, etc.) Sa production décline avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale et ne reprendra qu'après la Seconde Guerre mondiale. Elle consiste en une alternance de bancs métriques de calcaire argileux jaunâtre alternant avec des intervalles marneux centimétriques. Une seconde série d'empreintes, parmi les premières identifiées, est datée du Kimméridgien supérieur. Au niveau local, elles correspondent à l'effondrement progressif des roches situées au-dessus des rivières. Actuellement, l'orogenèse alpine continue d'exercer un raccourcissement sur l'ensemble du massif jurassien. 3DMAP CARTE EN RELIEF DU MASSIF DE LA VANOISE. On trouve aussi dans le Jura de nombreux lacs d’origine glaciaire qui se situent au fond de combes où un substrat morainique datant des grandes glaciations quaternaires (Günz, Mindel, Riss, Würm) garantit l’imperméabilité du sous-sol. La transition du Valanginien à l'Hauterivien se caractérise par un approfondissement de la rampe défini par les marnes d'Hauterive riches en ammonites (formation du Grand Essert) tandis que la pierre jaune de Neuchâtel (Hauterivien) marque une diminution de la profondeur et l'influence des marées. Aussi bien pour les reculées internes que les reculées externes, les langues glaciaires des glaciers du Quaternaire empruntent les reculées et les élargissent. Cette chaîne est certes nettement plus basse que la Chartreuse, mais n'en est séparée que par une petite vallée. L'hypothèse gauloise initialement développée dans la Revue celtique[6] a d’abord été reprise dans le glossaire gaulois de Georges Dottin : iura, iuri-, thème de nom de montagne ; lémanique jour « forêt de sapins », moyen gallois ior « chef », peut-être anciennement « sommet »[7]. Étiré sur trois départements -Doubs, Jura et Ain-, le relief jurassien offre une géographie unique, faite de combes et de forêts sauvages. L'émersion du domaine du Jura favorise une longue période d'érosion de la plateforme carbonatée qui se poursuit jusqu'à l'Éocène[4]. On distingue trois types de dépôts de versant dans le Jura : les dépôts de base de corniche (éboulis), les dépôts de versant marneux (glissements et coulées) et les dépôts de pente faible (colluvions). La différence de style tectonique de déformation que l'on observe à travers le Jura permet de distinguer un « Jura externe », faiblement déformé, et un « Jura interne » concentrant l’essentiel de la déformation et donc du raccourcissement affectant le domaine du Jura[4],[26]. Une nette dissymétrie est visible sur la carte géologique de la région et le nombre des plis diffère de part et d'autre de la faille, ce qui permet d'affirmer qu'elle est antérieure au plissement du Jura[a 58]. Elle est subdivisée en trois membres. Dans le sud du massif, d'autres lacs sont présents comme le lac de Nantua. L'altitude du faisceau s'abaisse dans les plaines alluviales des rivières qui sortent des reculées en direction de la Bresse. Bien que considéré comme absent, certains auteurs ont attribué un âge pliocène à des séries détritiques originaires des Vosges et situées dans les parties externes du massif du Jura mais sans apporter de confirmation paléontologique. Deux sortes de plis sont identifiées dans le massif : des plis à évaporites connexes situés dans le bassin molassique et dans les plateaux du Jura externe (faisceaux et plis-failles) et des plis liés à la poussée situés dans la Haute-Chaîne. Toutes les reculées du plateau ne correspondent pas à la définition exacte de la reculée ; cela s'explique par le fait que l'organisation géologique varie selon les endroits ainsi que les reliefs dérivés. Si la piste ligure semble définitivement écartée, la plupart des toponymistes font remonter le radical Jur- à un hypothétique élément celtique (gaulois) *jor[3],[4],[5]. La géomorphologie jurassienne est composée de deux unités de paysages : le paysage plissé présent dans la Haute-Chaîne et les faisceaux et le paysage karstique présent dans les plateaux. D'après l'auteur, la surcharge sédimentaire jurassique et crétacé du Jura aurait dû former des plis puissants en arêtes morphologiquement comparables à ceux des Alpes. La sédimentation dans le bassin d'avant-pays nord alpin suit la migration du front orogénique vers le nord : on constate ainsi une progradation des dépôts de plus en plus jeune vers le nord[4],[72]. L'accentuation en profondeur de certains plis seraient, selon Rollier, liée à un plissement plus prononcé du socle cristallin par rapport à celui de la couverture sédimentaire. Si cette dernière est très faiblement affectée par les déformations et conserve une géométrie tabulaire, la molasse du Jura a été plissée lors de la formation du massif dès le Miocène et est aujourd'hui uniquement préservée dans les plis synclinaux, notamment ceux de la Haute-Chaîne, tandis que les équivalents au sommet des anticlinaux ont été érodés. Le Trias affleure principalement au niveau des faisceaux lédonien et bisontin, ainsi que sur les bordures des massifs de la Serre et des Vosges, côté français, et dans les cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et d'Argovie côté suisse, mais est surtout connu au travers des différents forages et tunnels construits à travers le Jura[33]. Durant la période du Quaternaire, des formations glaciaires se sont mises en place dans la région lors des grandes glaciations. La série stratigraphique des terrains du massif du Jura inclut un socle protérozoïque à paléozoïque sur lequel repose en discordance angulaire une couverture mésozoïque à cénozoïque[a 6]. Le repeuplement se fit par des Savoyards et des Fribourgeois. Carte Jura - Carte et plan détaillé Jura Vous recherchez la carte ou le plan Jura et de ses environs ?

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